CDM FEMININE : SIMULACRE DE FOOTBALL

CDM FEMININE : SIMULACRE DE FOOTBALL

19 juin 2019 6 Par Ijbine Football

Coupe du Monde de football féminin, 2019, France. Stades remplis, ambiance bon enfant, dizaine de millions de téléspectateurs pour les matchs des Bleues. RAS sur le cosmétique, donc. Dommage que la qualité du fond, elle, soit inversement proportionnelle à la forme. 


Un niveau de jeu abyssal

Avant toute chose, 2 choses : non, cette article n’a absolument pas pour but de rabaisser le football féminin ; et oui, les propos sont assumés, n’en déplaise aux chantres de la pensée unique et autres dictateurs du goût. 

Des matchs sans aucune folie

C’est sans aucun doute ce qui frappe tout passionné de football. Le néant total, question folie. Un véritable drame pour ce qui se veut être la compétition phare du ballon rond. 

Le spectateur occasionnel lui, y trouvera sûrement son compte. Le supporter, lui, se tournera naturellement vers la Copa América et/ou la CAN. Les matchs manquent cruellement d’intensité, c’est mou, l’ensemble est fade et manque de piquant. La dimension physique et athlétique est trop peu présente : peu de véritables duels, très peu sinon aucune intervention défensive de haut vol, très peu de tacles glissés dignes de ce nom… 

La dimension technique, elle, n’est guère plus présente. Beaucoup de déchet dans les passes, bien que ce soit loin d’être ridicule à ce niveau. Des équipes comme les USA ont une bonne qualité de passes, même si le pressing inexistant de l’adversaire aide. Question gestes techniques, mieux vaut passer son chemin. Crochet, passement de jambes… Et c’est tout, façon PES dans ses grandes heures. Le tout est assez lent, ou pas assez rapide. Très peu de belles combinaisons, de jeu fluide, créatif et précis dans les petits espaces. En somme, le tout est proche du zéro absolu.

Ajoutez à ce fond d’une faiblesse abyssale des matchs très rarement équilibrés, et vous obtenez un mélange capable d’envoyer quiconque tout droit à l’asile. 

 

Un déséquilibre assassin

Un 13-0 en Coupe du Monde, fallait le faire, surtout lorsque le score aurait pu être de 17 ou 18-0. USA vs Thaïlande, le match de la honte. Ce qui est dramatique, c’est que ce match n’est en aucun cas une exception, il n’est en réalité qu’une exception par l’ampleur du score. 

Le fossé entre les rares bonnes équipes féminines et la majorité des équipes présentes ne fait qu’augmenter le discrédit envers le football féminin. Assister, dans une CDM, à des matchs entre équipes professionnelles et équipes amatrices relève de l’ineptie. 

Certains seront tentés de répliquer par les chiffres du moment, à savoir la dizaine de millions de téléspectateurs qui suit les Bleues. La vérité, pourtant, est limpide : la grosse majorité ne s’intéresse qu’au parcours de l’Equipe de France, la compétition se déroulant par ailleurs ici, sans oublier l’effet découverte. Sur ces 10 millions, pas même un dixième ne suivrait le mondial s’il ne se passait pas sur notre sol et si les Bleues n’y participaient pas. C’est là la réalité, et l’écart monstre entre les équipes ne fait que l’accentuer. 

D’ailleurs, cette CDM féminine est un triste avant goût de ce qui attend le mondial masculin de 2022, passé à 48 équipes au lieu de 32. La FIFA a pris une décision irresponsable, et le taux d’abstention devant les matchs de poules ne sera que le reflet de l’inintérêt sportif total qui en découlera.  Il faut 2 équipes pour proposer un spectacle de qualité, et y a pas besoin d’avoir inventé l’eau chaude pour en être conscient. 

2 équipes, et un arbitrage au niveau.

Un arbitrage anti-football

Les matchs de poule n’ont pas encore rendu leur verdict au moment où ces lignes sont écrites. Pour autant, une évidence en est ressortie : les arbitres sont d’une nullité qui dépasse l’entendement. Autant les femmes qui sont sur le terrain, que les hommes dans leur camion VAR.

 

Quelques exemples en vrac pour être concis. Comment peut-on, par exemple, faire retirer un penalty raté pour le simple fait que la gardienne ait fait un mini pas en avant pour pouvoir plonger ? Et ne pas le faire retirer lorsqu’il est marqué alors que des joueuses sont entrées dans la surface au moment du tir, quitte à être procédurier ? Autre match observé, USA Chili, les grandes favorites mènent déjà 3-0, match plié en une mi-temps ; pourquoi la VAR intervient-elle à la 80ème minute pour accorder un penalty -grotesque par ailleurs- aux USA, pour une faute anodine, sur un coup franc anodin, à un moment anodin d’ un match devenu lui-même anodin de par son score à ce moment là ? Inutile aussi de mentionner les innombrables petites fautes sifflées, lorsque laisser l’avantage relève de la pure logique et du pur bon sens. 

Pire qu’être mauvais, les arbitres de cette CDM sont anti-football. Appliquer le règlement à la lettre, de façon extrême, sans aucune conscience footballistique, sans aucune jugeote. Faire des erreurs, ce n’est pas grave. Ne pas sentir du tout le jeu, ne pas du tout le comprendre, et prendre toutes les décisions qui vont à son encontre… Là, y a problème.

Tout le fond ou presque est donc à revoir d’urgence, car cette CDM ne renvoie qu’une image désastreuse du foot féminin, et ce malgré son hyper médiatisation. 

 

Critiquer, c'est respecter !

Vous aurez remarqué qu’à aucun moment cet article ne s’amuse à comparer le football féminin avec le football masculin, preuve que son objet n’est pas de verser dans le dénigrement facile et gratuit. Ceci dit, il faut être honnête et franc, et arrêter de vouloir coûte que coûte faire passer les matchs de cette CDM pour ce qu’ils ne sont pas. 

Être critique envers le FF, ce n’est pas manquer de respect aux femmes, au contraire. Inversement, faire semblant d’être enthousiasmé par la piètre qualité proposée par la gente féminine, ce n’est pas les défendre ou leur faire honneur, au contraire, c’est juste être hypocrite et condescendant.

S’ennuyer devant du football féminin, un droit propre à chacun

Cette CDM est une très mauvaise publicité pour le football féminin de par sa qualité faiblarde. Et les censeurs et autres totalitaristes du goût ne font qu’accentuer la chose.

Oui, on a le droit de s’ennuyer devant du FF, tout comme on a le droit de le critiquer, bien que beaucoup n’osent pas l’avouer sur les plateaux TV, de peur d’être lynchés en place publique par l’opinion publique médiatique et autres communistes de la pensée. Ce n’est pas de la faute du spectateur et du téléspectateur que de s’endormir devant un match féminin ! A t-on le droit de critiquer un match masculin, mais pas féminin ?

Quelques uns ont osé, et le crédit leur en revient. Ce n’est pas loin d’être un acte de résistance, que d’avouer ne pas être emballé par tel ou tel match féminin. On peut par exemple citer Paul Le Guen, prochain coach du Havre, qui n’a pas hésité à aller contre “la bien-pensance” en expliquant sur le plateau de l’Equipe du Soir s’être ennuyé lors du match d’ouverture de la CDM entre la France et la Corée du Sud, et qui a dû faire face au déferlement d’idioties de la part de la dite bien-pensance. 

Idem pour le présentateur de l’émission, Olivier Meinard dit Mémé, qui se verra presque laminé pour avoir soumis l’idée d’adapter la taille des cages lors des matchs de FF vu la taille de plusieurs gardiennes. Pourtant, c’est loin d’être abscons comme idée, une ribambelle de buts ayant été marqués grâce à la taille relativement petite de ces gardiennes, loin d’être minoritaires qui plus est. Inconcevable pourtant pour les pseudo défenseurs de l’égalité entre les sexes, incapables de comprendre que l’égalité ne signifie en aucun cas la justice, qui est elle garantie non pas par l’égalité, mais par l’équité. 

 

Pour vous, cette CDM Féminine est